Objectifs de développement durable et lien avec l’agriculture biologique

L’agriculture biologique comme partie intégrante de la solution pour atteindre les objectifs globau

L’agriculture mondiale est arrivée à la croisée des chemins. Même si notre système alimentaire actuel a stimulé la productivité agricole au cours des dernières décennies, il a également eu un impact négatif sur l’environnement et la société. Dégradation du sol, appauvrissement de la biodiversité, pollution de l’eau, changement climatique et zones mortes dans les océans ne sont que quelques-uns des défis auxquels nous sommes confrontés. Afin d’y faire face, ainsi qu’à d’autres problèmes de taille, la communauté internationale s’est réunie en 2015 et a lancé l’Agenda 2030 en faveur du développement durable, un plan d’action basé sur 17 objectifs de développement durable (ODD). Ces ODD déterminent de plus en plus l’agenda de développement durable de la planète. La production et la consommation alimentaires ont un lourd impact direct, positif ou négatif, sur ces objectifs.

Les agriculteurs biologiques du monde entier n’utilisent pas de produits agrochimiques nocifs et travaillent le plus possible en harmonie avec la nature ; on peut donc clairement les considérer comme partie intégrante de la solution.

Comme l’atteste ce rapport, si la communauté internationale souhaite réellement atteindre les ODD d’ici 2030, il est primordial d’évoluer vers des pratiques agricoles plus durables, comme l’agriculture biologique.

La dégradation des terres et l’appauvrissement de la biodiversité à l’échelle internationale continuent de se produire à une vitesse alarmante, entraînant un changement néfaste des habitats et de la chaîne alimentaire naturelle. Selon les Nations unies, plus de 1 000 000 espèces sont menacées.

L’agriculture intensive est une des raisons principales expliquant la pression exercée sur les habitats naturels. Un rapport des Nations unies du Rapporteur spécial sur le droit à s’alimenter indique : « L’usage permanent, excessif et abusif de pesticides entraîne la contamination des sols et des sources d’eau avoisinants, qui provoque un important appauvrissement de la biodiversité, détruit les populations d’insectes utiles agissant comme ennemi naturel des animaux nuisibles et réduit la valeur nutritionnelle des aliments. »

Ce rapport est appuyé par un très grand nombre de preuves démontrant qu’en matière de biodiversité, l’agriculture biologique est bien meilleure que la méthode conventionnelle. Le rapport « Organic Agriculture and the Sustainable Development Goals » (L’agriculture biologique et les objectifs de développement durable) traite plus particulièrement de l’impact des insectes pollinisateurs et autres, ainsi que la conséquence sur les oiseaux. L’impact sur la diversité de la flore est également analysé.

Enfin, quand on parle de biodiversité, il est essentiel de parler de ce qui se passe sous nos pieds, car 25 % de la biodiversité se trouve dans le sol. Selon l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la culture intensive a épuisé le sol dans de nombreux pays, et par conséquent, elle encourage l’agriculture biologique comme l’une des cinq formes de pratiques agricoles durables.

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En matière de climat et d’agriculture, le mot clé est le sol. Dans le rapport de la FAO Carbone organique du sol, une richesse invisible, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture est très claire : « Avec le changement climatique, la dégradation des terres et la perte de biodiversité, les sols sont devenus l’une des ressources les plus vulnérables du monde. Les sols sont un réservoir majeur de carbone. Ils contiennent plus de carbone que l’atmosphère et la végétation terrestre réunis. »

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) reconnaît également le lien important entre agriculture, sol et changement climatique. Dans une publication récente, l’organisation souligne le rôle de l’agriculture pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris de 2015. Le GIEC a calculé que : « L’agriculture, la sylviculture et d’autres types d’utilisation de la terre représentent 23 % des émissions de gaz à effet de serre produites par l’Homme. » Dans le même temps, la gestion de la terre est également considérée comme partie intégrante de la solution. « Les processus naturels terrestres absorbent l’équivalent de près du tiers des émissions de dioxyde de carbone produites par les carburants fossiles et l’industrie », d’après le GIEC.

Dans le débat sur le climat, l’un des principaux avantages de l’agriculture biologique et des autres formes d’agriculture durable est le fait que le sol de ces exploitations peut adsorber le CO2 de l’atmosphère et l’intégrer dans le sol (séquestration carbone), augmentant ainsi les niveaux de carbone organique du sol. (Lal 2007)

Mais l’argument a également une autre dimension, car la production de produits agrochimiques (en particulier les fertilisants artificiels) est le second plus gros poste d’émission de CO2 dans l’agriculture.

C’est pourquoi, les agriculteurs biologiques produisant des sols sains qui absorbent le CO2 et n’utilisant pas de produits agrochimiques, l’agriculture biologique peut vraiment être considérée comme partie intégrante de la solution.

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L’un des plus gros problèmes auxquels nos océans et mers sont confrontés sont les vastes espaces connus sous le nom de zones mortes, en raison du fait qu’elles ne contiennent que peu, voire pas d’oxygène pour permettre la vie, un processus appelé l’eutrophisation. Bien que des zones mortes soient présentes partout dans le monde, les plus grandes et les mieux documentées se trouvent dans le Golfe du Mexique, la Mer Jaune, le Golfe de Thaïlande et la Mer Baltique.

Lorsque les nutriments (à savoir azote et phosphore) s’écoulent de la terre et atteignent de vastes étendues d’eau via les nappes phréatiques, les cours d’eau et les rivières, ils se mettent à fertiliser des plantes microscopiques dans nos océans et nos mers, causant des floraisons massives d’algues. Lorsque ces algues meurent et coulent au fond de la mer, elles sont digérées par des micro-organismes, et ce processus supprime l’oxygène de cette partie de l’océan, créant ces zones mortes catastrophiques à faible concentration en oxygène.

Selon l’Agence européenne pour l’environnement, différents nutriments affectent différents organismes aquatiques : « La surcharge des mers, lacs, rivières et cours d’eau en nutriments (azote et phosphore) peut engendrer des effets indésirables connus sous le terme d’eutrophisation. Le phosphore est le nutriment essentiel à l’eutrophisation dans les eaux douces et le nitrate la substance essentielles dans les eaux salées ». https://www.eea.europa.eu/publications/92-9167-205-X/page014.html

Concernant les causes d’une telle pollution, l’Agence européenne pour l’environnement souligne que l’agriculture, les foyers et l’industrie jouent tous un rôle : « La principale source de pollution à l’azote découle du ruissellement des terres agricoles, tandis que la plupart de la pollution au phosphore provient des foyers domestiques et de l’industrie. » Dans la même publication, l’AEE souligne que : En agriculture, les deux principaux apports d’azote dans les terres agricoles sont les fertilisants minéraux et le fumier.

Comme l’agriculture biologique interdit l’utilisation de pesticides synthétiques, le risque de pollution du sol et des eaux de surfaces par ces pesticides est très faible. Il est important de mentionner, cependant, que lorsque les agriculteurs biologiques utilisent du fumier, celui-ci peut également atteindre les plans d’eau et contribuer aux zones mortes.

Néanmoins, une étude visant à évaluer les méthodes agricoles à instaurer pour réduire la pollution aux nutriments suggère qu’« un système agricole basé sur des ressources renouvelables locales, qui intègre l’élevage et la culture dans chaque exploitation ou dans des exploitations voisines » est la solution.

Comme il existe de nombreuses similarités entre ces méthodes et l’agriculture biologique, notamment la rotation culturale et un meilleur recyclage de la biomasse et des nutriments, l’agriculture biologique peut être considérée comme partie intégrante de la solution.

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Bien que l’on vive sur une planète bleue recouverte à 70 % d’eau, seuls 3 % de l’eau de la terre est douce, et les deux tiers de ce pourcentage sont indisponibles car pris dans les glaciers. Le tiers restant est utilisé à plus de 70 % par l’agriculture.

Les pesticides chimiques et les fertilisants artificiels utilisés dans l’agriculture non seulement restent sur les plantes, mais atteignent également nos systèmes d’eau à travers le sol et les nappes phréatiques. D’après le WWF, l’utilisation de pesticides et de fertilisants dans les exploitations agricoles a été multiplié par 26 au cours des 50 dernières années, ce qui a des conséquences notables sur l’environnement.

La charge financière impressionnante de ces formes de pollution a été mise en évidence dans un rapport publié en 2011 par le gouvernement français. L’étude estime que le coût total pour nettoyer les nappes phréatiques en France dépasserait 522 milliards € et plus particulièrement en ce qui concerne les nitrates et pesticides, l’étude conclut que : « Sur la base des coûts de traitement des nitrates et pesticides des installations de potabilisation, les coûts d’élimination totale des nitrates et pesticides des milieux aquatiques seraient respectivement supérieurs à 70 euros par kilogramme pour les nitrates, et à 60 000 euros par kilogramme pour les pesticides. »

Les agriculteurs biologiques contribuent à l’ODD 6 de deux façons principales. Tout d’abord, comme la législation biologique interdit l’utilisation de fertilisants artificiels et de pesticides chimiques, ils ne contribuent pas, à cet égard, à la pollution de nos systèmes d’eau.

En outre, comme les agriculteurs biologiques n’utilisent pas de fertilisants artificiels, ils nourrissent leurs cultures indirectement via le sol en appliquant, par exemple, du compost. D’autres techniques permettant de produire un sol sain incluent la rotation culturale et l’utilisation de cultures de couverture. Il est intéressant de noter que ces sols sains ont une excellente capacité de rétention d’eau, ce qui implique qu’ils ont besoin de moins d’eau et peuvent mieux supporter la sécheresse. Par ailleurs, en cas de fortes pluies, les sols sains, de par leur structure plus poreuse, assurent un meilleur drainage, entraînant moins de pertes d’eau de ruissellement.

Dans la protection de nos réserves d’eau douce, l’agriculture biologique est donc incontestablement partie intégrante de la solution.

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Si l’on considère que plus de 95 % de notre alimentation provient directement et indirectement du sol, il est essentiel de réaliser que pour résoudre le problème de la faim, nous devons protéger nos sols. D’après la FAO : « Notre sol est gravement menacé, ce qui nuit non seulement à la sécurité alimentaire mondiale mais impacte également de manière négative notre climat, nos systèmes d’eau et notre biodiversité. » En d’autres termes, le sol a un impact direct non seulement sur l’ODD 2 : Faim « zéro », mais également sur l’ODD 13 : Lutte contre les changements climatiques, l’ODD 6 : Eau propre et assainissement et l’ODD 15 : Vie terrestre.

Toutes les minutes, l’Homme détruit l’équivalent de 30 terrains de football de sols fertiles, principalement à cause de méthodes agricoles intensives qui entraînent une perte de 10 millions d’hectares de terres agricoles chaque année. Par conséquent, 25 % des sols de notre planète sont classés comme hautement dégradés. Pour pouvoir nourrir les 10 milliards de personnes qui devraient peupler la Terre d’ici à 2050, nous devons donc trouver l’équilibre essentiel entre qualité du sol et diversité, ainsi qu’entre productivité et durabilité.

Afin de préserver et d’améliorer la qualité et la fertilité du sol, la FAO encourage cinq formes de pratiques agricoles durables, notamment l’agriculture biologique. Selon la FAO, si ces pratiques de gestion du sol durables étaient adoptées, nous pourrions produire 58 % de nourriture en plus.

Nous pouvons donc en conclure que la préservation de nos sols est essentielle pour atteindre l’ODD 2 : Faim « zéro ». Comme les agriculteurs biologiques n’utilisent pas de fertilisants chimiques, ils nourrissent leurs plantes indirectement via le sol en appliquant, par exemple, du compost. C’est bon pour les plantes et cela enrichit également le sol. Une recherche démontre que les quantités de biomasse (matière organique du sol) dans la production agricole sans recours à des produits chimiques synthétiques, ainsi que les régulateurs de croissance sont bien plus importants et conduisent directement à une augmentation des micro-organismes du sol et de la biodiversité de la faune.

En matière de sécurité alimentaire, dans un rapport conjoint du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), les Nations unies appellent à « un grand nombre de systèmes agricoles durables et créatifs qui non seulement produisent de la nourriture, mais tiennent également compte de la valeur économique des services basés sur la nature des forêts, zones humides et organismes du sol qui sous-tendent les services agricoles, en appliquant simplement les modèles agricoles industriels du XXe siècle au XXIe car une solution globale unique ne nous servira pas bien ». Au sujet de l’agriculture biologique et de la sécurité alimentaire en Afrique, l’introduction précise : « Les preuves présentées dans cette étude soutiennent l’argument selon lequel l’agriculture biologique peut être plus propice à la sécurité alimentaire en Afrique que la plupart des systèmes de production conventionnels, et qu’elle est plus encline à être durable sur le long terme. »

Pour répondre à l’objectif Faim « zéro » dans une ère où nous devons faire face aux impacts du changement climatique, il est vital de produire la nourriture pendant de longues périodes de contrainte physique. La recherche de la FAO démontre que l’agriculture biologique est capable d’offrir de meilleurs rendements pendant les périodes de sécheresse.

Enfin, les pratiques agricoles biologiques ont également fait leurs preuves lorsqu’il s’agit de transformer des déserts stériles en terres agricoles.

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L’Organisation internationale du travail (OIT) a estimé que 90 % des 2 milliards de travailleurs – 61 % de la main d’œuvre mondiale – étaient classés dans la main d’œuvre informelle. De plus, 90 % de ces travailleurs vivent dans des zones rurales et travaillent dans l’agriculture où, selon l’OIT, ils sont contraints d’accepter des conditions de travail inadaptées, notamment l’exposition à des produits chimiques dangereux et toxiques. Ces chiffres sont appuyés par un rapport de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement qui déclare que 25 millions de travailleurs agricoles dans le monde souffrent d’empoisonnements non intentionnels aux pesticides chaque année.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime, d’autre part, que jusqu’à 5 millions de maladies et blessures aiguës non intentionnelles liées aux pesticides sont recensées chaque année, et que 20 000 décès annuels sont imputables à un empoisonnement non intentionnel aux pesticides.

Quels que soient les chiffres exacts, l’empoisonnement aux pesticides est un problème de santé public considérable dans les pays en développement, pas uniquement pour les travailleurs agricoles mais également pour les populations vivant à proximité des champs pulvérisés.

À cet égard, les exploitations biologiques, où de tels produits chimiques sont interdits, peuvent généralement être perçues comme un environnement de travail plus sain comparées à leurs homologues conventionnelles, en particulier dans les pays en développement.

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Pour l’ODD 3, le rapport s’intéresse à l’impact des pratiques agricoles sur la santé des consommateurs. Les risques pour la santé des exploitants et travailleurs agricoles seront abordés dans l’ODD 8 : Travail décent et croissance économique.

En matière de santé, la discussion reste ouverte sur ce que la définition exacte et généralement acceptée du terme « santé » englobe et sur la relation entre nutrition et santé. D’une part, certaines études démontrent que les produits biologiques sont plus sains, et d’autre part, d’autres démontrent l’absence de différence entre le biologique et le non biologique. Dans notre recherche, cependant, nous n’avons pu trouver aucune étude démontrant que les produits non biologiques étaient plus sains que les produits biologiques.

Une alimentation saine découle d’une agriculture saine. Les producteurs d’aliments pour bébés utilisent presque exclusivement des produits biologiques, car les légumes et les fruits biologiques ne contiennent normalement pas de résidus de pesticides. D’après une recherche du British Journal of Nutrition, les produits biologiques contiennent également plus de vitamines, minéraux, antioxydants et matière bioactive. La recherche « Higher antioxidant and lower cadmium concentrations and lower incidence of pesticide residues in organically grown crops » (Concentrations plus élevées d’antioxydants et moins élevées de cadmium et incidence moindre des résidus de pesticide dans les cultures biologiques) est une méta-analyse de 343 articles de recherche existants comparant les avantages sur la santé et les valeurs nutritionnelles entre les produits biologiques et non biologiques.

Le résultat du rapport britannique a été appuyé par une étude récente publiée par l’Institut Louis Bolk et l’institut pour la sécurité alimentaire RIKILT.

En ce qui concerne l’agriculture et la santé hors consommateurs et travailleurs agricoles (ODD 8), il existe également un effet sur les populations vivant à proximité des zones où des pesticides sont utilisés. Dans l’une des plus importantes études analysant les effets potentiels de l’exposition aux pesticides sur les fœtus en cours de développement et les nouveau-nés, des scientifiques ont découvert que les pesticides les plus couramment utilisés étaient liés à un risque plus important de trouble du spectre de l’autisme. La recherche a été menée par l’École de santé publique Fielding de l’Université de Californie et les résultats ont été publiés dans le British Medical Journal.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a également souligné que « les pesticides très dangereux peuvent avoir des effets toxiques aigus et/ou chroniques, et représentent un risque particulier pour les enfants. »

En outre, l’OMS parle des dangers des pesticides, en particulier dans les pays où il n’existe aucun système d’enregistrement et de contrôle strict : « La contamination de l’environnement peut également engendrer une exposition humaine par la consommation de résidus de pesticide dans les aliments, voire dans l’eau potable. Tandis que les pays développés ont déjà mis en place des systèmes permettant d’enregistrer les pesticides et de contrôler leur commercialisation et usage, ce n’est pas toujours le cas partout ailleurs. »

Comme l’agriculture biologique n’utilise pas de pesticides chimiques, à cet égard, cette forme d’agriculture durable ne contribue pas à ces problèmes de contamination.

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Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) : « L’agriculture durable doit favoriser des écosystèmes sains et soutenir la gestion durable de la terre, de l’eau et des ressources naturelles, tout en assurant la sécurité alimentaire mondiale. » Lorsqu’on parle d’écosystèmes sains et de gestion durable de la terre et de l’eau, il est impératif de se concentrer sur des sols vivants sains, en particulier si l’on considère que plus de 95 % de notre alimentation provient directement et indirectement du sol.

Malheureusement, selon la FAO : « Notre sol est gravement menacé, ce qui nuit non seulement à la sécurité alimentaire mondiale mais impacte également de manière négative notre climat, nos systèmes d’eau et notre biodiversité. » En d’autres termes, le sol a un impact direct sur au moins quatre ODD, à savoir : 2 : Faim « zéro », 13 : Lutte contre les changements climatiques, 6 : Eau propre et assainissement et 15 : Vie terrestre.

Afin de préserver et d’améliorer la qualité et la fertilité du sol, la FAO encourage cinq formes de pratiques agricoles durables, y compris l’agroécologie, l’agroforesterie, le labour zéro, l’économie de terres et l’agriculture biologique.

Sur ces cinq pratiques agricoles durables, seule l’agriculture biologique possède un système de contrôle hautement indépendant qui respecte des réglementations internationales strictes et, tout aussi important, est reconnu par les consommateurs concernés.

En clair, si le logo biologique européen est affiché sur un produit, il est garanti biologique. En outre, le terme « biologique » est protégé par le droit européen. Il ne peut donc être utilisé que par les producteurs ayant reçu une certification officielle conformément aux normes européennes. La conformité aux réglementations est strictement surveillée. Lorsque des produits biologiques sont importés depuis des pays non européens, ces produits doivent non seulement respecter les réglementations européennes strictes en matière biologique, mais ils sont également contrôlés par des organismes approuvés par l’UE. Qu’un produit biologique soit vendu sur un marché de producteurs ou au supermarché du coin, s’il est vendu sous l’appellation « biologique », il doit respecter les réglementations strictes définies par la législation.

En ce qui concerne l’ODD 12, les produits biologiques ont donc d’excellentes références en termes de production et de consommation durables.

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Téléchargez ici le rapport Bio & ODD. 

Part Of The Solution - Organic Agriculture and the Sustainable Development Goals

Afin de déterminer le rôle de l’agriculture biologique, un projet de recherche a été lancé avec l’Université de Twente. Le rapport « Organic Agriculture and the Sustainable Development Goals – Part of the Solution (L’agriculture biologique et les objectifs de développement durable – Partie intégrante de la solution) a démontré que l’agriculture biologique avait un impact positif sur pas moins de 8 des 17 objectifs, notamment Faim « zéro » (ODD 2), Bonne santé et bien-être (ODD 3), Eau propre et assainissement (ODD 6), Travail décent et croissance économique (ODD 8), Consommation et production responsables (ODD 12), Lutte contre les changements climatiques (ODD 13), Vie aquatique (ODD 14) et Vie terrestre (ODD 15).

Bien que les 17 ODD soient tous extrêmement importants, quatre d’entre eux ont un impact direct sur la biosphère de notre planète : l’ODD 15 (Vie terrestre), l’ODD 13 (Lutte contre les changements climatiques), l’ODD 15 (Vie aquatique) et l’ODD 6 (Eau propre et assainissement). La santé de la Terre dépendant de ces quatre objectifs, il est essentiel de travailler toujours plus dur dans ces quatre domaines. En matière de consommation et production alimentaires, il est évident que l’agriculture fait partie soit de la solution, soit du problème.

Agriculture conventionnelle comparée à l’agriculture biologique: production (orange), environnement (bleu), économie (rouge) et bien-être social (vert)